Accueil

Théorie du Cinéma

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Best of Cinephil - visitez cette catégorie pour consulter mes meilleurs articles (5)
· Cinéma Québécois (26)
· Critiques (3)
· Histoire du Cinéma (7)
· Théorie du Cinéma (4)

Rechercher
Derniers commentaires

elle est géniale ton image de fête pour tes 10 000 visiteurs!! ...
(Voir la suite)
Par Anne-Catherine, le 29.10.2009

congratulations! :3 !!...
(Voir la suite)
Par Oscar, le 29.10.2009

cool list, bro. y'en a une couple la dedans qui sont dans mon top aussi. ah pis uhm, pour tes statistiques, j'...
(Voir la suite)
Par Jack Burton, le 19.10.2009

bonjour nous sommes une association de cinema qui organisons plusieurs évènements avec projection de films et ...
(Voir la suite)
Par marty, le 19.09.2009

on peut l'acheter en dvd auprès de l'o.n.f. à voir aussi, du même réalisateur: l'interdit (1976)....
(Voir la suite)
Par Sylvain, le 05.09.2009

on peut l'acheter en dvd auprès de l'o.n.f. à voir aussi, du même réalisateur: le bonhomme (1972)....
(Voir la suite)
Par Sylvain, le 05.09.2009

il me semble que je l'avais loué à la cinémathèque de l'onf, coin maisonneuve et st-denis.http:// fotophil.cen...
(Voir la suite)
Par Cinephil, le 10.08.2009

ou peut ton trouver ce film le bonhomme de pierre maheu...
(Voir la suite)
Par ycnan, le 10.08.2009

bonjour philippe, merci pour cet article tr?s instructif sur "the pornographers". j'essaie d'?crire quelque c...
(Voir la suite)
Par jacky chriqui, le 15.05.2009

vous pouvez le voir entièrement sur le site de l'onf:http://www .onf.ca/selectio ns/identits-et-t erritoires/v...
(Voir la suite)
Par Arthur Lamothe, le 21.04.2009

Articles les plus lus

· Imamura vu par Max Tessier (commentaire de texte)
· La théorie de la sémiologie appliquée au film
· Quiconque meurt meurt à douleur (Québec)
· Trois pommes à côté du sommeil (Québec)
· Les années 70, innovations thématiques et plastiques
· Mourir à Tue Tête (Québec)
· La sexualité dans le cinéma expérimental
· The Pornographers (Japon) oeuvre féministe ?
· Bûcherons de la Manouane (Québec)
· Charlie Chaplin et Buster Keaton

Statistiques

Date de création : 16.01.2008
Dernière mise à jour : 29.10.2009
51 articles


Blogs et sites préférés

· fotophil


Genres et pièges du cinéma politique

Publié le 19/02/2008 à 12:00 par cinephil
Genres et pièges du cinéma politique
Par Philippe Beauregard

Le cinéma politique n'est pas un genre en soi et il n'y à pas de genre privilégié du cinéma politique. La raison en est fort simple ; on ne dénote pas un film politique par sa forme mais plutôt par son contenu. Selon cette assertion, qui peut parfois être fausse, ne serait politique qu'un film qui se réclamerait l'être, son action se déroulant au coeur d'un débat politique quelconque. Cette définition laisserait cependant de côté nombre de films qui traitent de sujets politiques mais de manière plus implicite, par exemple dans leurs forme. Pensons au cinéma anti-colonialiste dont la forme seule sert le discours d'un désir d'affranchissement des caractéristiques culturelles du pays colonisateur, par exemple les conventions du cinéma narratif américain. La subversion formelle est en elle même un discours car car il y a toujours subjectivité dans la manière de filmer, dans les choix de mise en scène etc. Même l'absence de prise de position est une prise de position, celle du silence.

Dans cet ordre d'idée, les cinéastes militants des années 70 souhaitèrent faire "politiquement des films politiques", ils avançaient que le propos du film doit aussi passer dans la forme, sans quoi le discours politique ne passe que par les images et les sons et alors, à quoi servirait le cinéma ? D'un autre côté, il est cependant primordial de considérer que les images sont polymorphiques et que, par conséquent, elles perdent leur pouvoir, c'est-à-dire que chacun peut les interpréter selon son propre point de vue.

Aussi, si l'on s'en tient à la seule définition du mot "politique", qui désigne toute délibération ayant lieu sur l'espace public, l'agora, et qui a trait à l'intérêt commun, alors tous les films sont politiques puisqu'une production filmique ne peut exister sans une diffusion publique, si réduite soit-elle. Qu'est-ce qu'un film si personne ne le voit ?

C'est donc dire que la définition de "cinéma politique" est très ambiguë et ne concerne pas que les films montrant les luttes et stratégies de pouvoir. Le cinéma politique n'est pas un genre et tous les films sont, par définition, politiques.

Pour ce qui est du cinéma traitant ouvertement de sujets politiques, il faut cependant faire attention aux pièges que sous-tend cette conception du cinéma. On dénote deux pièges généraux d'un tel cinéma.

Le premier se présente lorsque le discours politique d'un film ne sert que d'instrument au spectacle cinématographique, d'outil au sensationnel, plutôt que d'être le produit d'un véritable désir de conscientisation. C'est ce qu'on reprochera entre autres à Costa Gavras pour son film "Z", qui est pourtant passé au rang de film culte du cinéma politique.

La politique est une forme de théâtralité, de spectacle et les auteurs de théâtre, jusqu'aussi loin que Shakespeare, s'inspirèrent de la politique pour créer leurs trames narratives et dramatiques. Les cinéastes firent de même et usèrent du spectacle de la politique pour élaborer leurs fictions. Le problème avec ce genre d'utilisation est que le discours politique s'en trouve applati pour laisser toute la place au drame, à la naration classique, à l'utilisation de clichés manichéistes, donnant des films plus souvent violents et cathartiques, spectaculaires, que véritablement politiques.

Le second piège, qui est à peu près le contraire du premier, est l'utilisation du cinéma comme simple outil du discours politique, dans une dimension très utilitaire de l'art. Les régimes totalitaires en furent les experts ; le cinéma était pour eux un excellent moyen de faire parvenir le discours à la population illetrée. Dans cette visée, le cinéma a la même fonction qu'un tract. Le discours politique y passe mais peut aussi bien exister sans passer par le médium cinématographique.

C'est donc dire que le cinéma politique est à considérer avec parcimonie. Tous les films sont politiques puisqu'ils sont tous porteurs d'un discours diffusé dans l'espace publique, c'est pourquoi le spectateur doit toujours rester vigilent face à la propagande qui est souvent si bien dissimulée derrière une bonne fiction spectaculaire.




Ecrire un commentaire

Votre commentaire : Obligatoire
Votre nom :
Votre adresse email :
(Non publiée)
Votre centerblog : http://.centerblog.net
 




DERNIERS ARTICLES :
10 000
Merci à tous ! 10 000 visites en 20 mois, ça fait une moyenne de 500 visites par mois !! C'est pas énorme mais j'en suis fier ! Continuez de me visiter et de laisser des
Top 51
Voici une liste alphabétique non exaustive de mes 50 (ou plutôt 51) films préférés, ceux que je recommande le plus. Et pourquoi pas, en anglais, puisque j'habite mainten
The Hole (Taiwan)
Le trou Par Philippe Beauregard Imaginez un instant la situation suivante : vous marchez sur la rue et passez devant le cinéma. Un homme est debout devant l’édifice
Yi Yi ; Pour l’honnêteté de la démarche
Par Philippe Beauregard 25 février 2009 Edward Yang à été réalisateur de cinéma à Taiwan – un peu en retard dans les nouvelles, j’ai appris récemment qu’il est décédé
Merci à tous
5000 visites en un an ! C'est un résultat inespéré ! Merci à vous tous qui avez visité mon blog, laissé vos commentaires et contribué à la popularité de ce modeste blog.

forum